Calculer son taux d’épargne

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Dans cet article, c’est de nouveau mon côté ingénieur qui parle. Pour moi, calculer des indicateurs, c’est motivant. Si ce n’est pas le cas pour vous, j’espère au moins vous donner l’envie d’en suivre un.

Il existe peu d’indicateurs réellement utiles pour évaluer la santé de ses finances personnelles.
L’un des plus connus est la fortune nette (net worth), c’est-à-dire la somme totale de ses actifs moins ses dettes.
C’est un bon indicateur pour suivre l’évolution de son patrimoine dans le temps. Mais il ne suffit pas à lui seul.

L’indicateur plus révélateur du quotidien, c’est le taux d’épargne.

Le calculer permet de mieux comprendre ses capacités financières actuelles.
C’est aussi un indicateur clé de votre capacité à construire un patrimoine sur le long terme, à maîtriser l’inflation du niveau de vie et surtout à atteindre l’indépendance financière — adeptes du mouvement FIRE, , c’est pour vous !

Comment calculer son taux d’épargne

Taux d’épargne=revenu  dépensesrevenu100\text{Taux\ d’épargne} = \dfrac{\text{revenu } – \text{ dépenses}}{\text{revenu} }* 100

Revenus à inclure :

  • salaires, bonus et primes
  • intérêts bancaires reçus (créditeurs)
  • dividendes reçus sur les comptes d’investissement
  • revenus locatifs
  • remboursements perçus (assurances, impôts)
  • tout apport de liquidités (cashback, ventes sur Anibis, location de sa voiture à des tiers, etc.)

Dépenses à inclure :

  • toutes les dépenses payées via les comptes courants (y compris impôts communaux, cantonaux et fédéraux)
  • frais d’intérêts (intérêts débiteurs, ceux des cartes de crédit par exemple)
  • remboursements de dettes, hors hypothèque (celle-ci participent à un actif immobilier)

Les versements vers des piliers 3a ou 3b, des comptes d’investissement ou un compte épargne ne sont pas considérés comme des dépenses, puisqu’il s’agit d’argent mis de côté ou investi.

Mensuel ou annuel ?

Je préfère personnellement faire ce calcul une fois par an, idéalement au 31 décembre – devant un verre de champagne bien sûr !
Plus sérieusement, ce sera le plus souvent dans la première semaine de janvier, une fois les paiements de l’année clôturés.

En effet, les dépenses sont rarement constantes d’un mois à l’autre. En juillet, on paie les vacances d’été et le taux d’épargne chute naturellement. En Novembre, on est malade pendant trois semaines et les dépenses sont temporairement au point mort.

Au final, cela reste une question de préférence personnelle. Un calcul mensuel peut aider à garder la motivation et un œil attentif sur ses dépenses. Il suffit alors de recalculer une dernière fois son taux d’épargne en fin d’année — ou en janvier — pour obtenir une moyenne annuelle.

Quel est le “bon” taux d’épargne ?

Il n’existe pas de chiffre magique.

Le bon taux dépend de nombreux facteurs : âge, niveau de revenu, situation personnelle… ce n’est pas pareil si on est célibataire sans enfants ou divorcés avec trois ados à charge… mais surtout, le bon taux sera lié à vos objectifs de vie.
Le mouvement FIRE prônera des taux très élevés, alors que la règle des 50-30-20 (50% coût fixe – 30% loisirs – 20% d’épargne) est souvent considérée comme une très bonne base pour préparer une retraite confortable.

En réalité, l’essentiel n’est pas le taux d’épargne en lui-même mais le but de l’épargne.

Le taux d’épargne est un indicateur, pas une finalité.

Savoir pourquoi on épargne est plus déterminant que le pourcentage calculé.
Avoir un ou plusieurs objectifs clairs pour son argent permet de rester motivé dans le temps, y compris et surtout lorsqu’il s’agit de réduire certaines dépenses.

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